PODOLOGIE

Madame Café, une nouvelle rédactrice !

Une nouvelle recrue au café, merci Madame !

Nous accueillons dans l’équipe du café Florence.

- Florence, quelle est ton histoire avec le running?

Le sport, et plus particulièrement la course à pied, se sont imposés comme une évidence depuis l’âge de 11 ans ; repérée pour pratiquer l’athlétisme, j’ai trouvé dans le 800m, le 1200m, le 400m haies et 4×400m ainsi que dans le cross un épanouissement indéniable ainsi que des valeurs importantes qui ne m’ont jamais quittées : je parle de dépassement de soi-même, de goût de l’effort, de combativité, de bien-être et d’équilibre.

- Et qu’est ce qui t’a poussée a la podologie?
Après un bac scientifique et une année en faculté de Pharmacie, je me suis dirigée vers les études de podologie, profession para-médicale ayant pour but d’analyser la statique ainsi que la dynamique d’une personne et de rééquilibrer les appuis plantaires, si nécessaire, à l’aide d’une paire de semelles orthopédiques. Naturellement, je me suis spécialisée en podologie du sport en testant personnellement sur ma pathologie ( « Syndrome de l’essuie-glace » ou « tendinite de la bandelette ilio-tibiale ») les différentes techniques, les différents matériaux qui constituent les semelles . Riche de mon expérience sportive, de ma pratique régulière (athlétisme, marathon, semi-marathon, raid aventure ,tennis, golf…) et de mes 19 années d’exercice en cabinet, j’exerce avec passion mon métier à Versailles dans un cabinet doté d’un matériel technique moderne : plateforme électronique, tapis de course muni d’un système d’analyse vidéo, matériel de thermoformage…

Je participerai donc à l’animation de running café, sur les tests produits, et j’apporterai un regard sur les chaussures plus précisement.
A très Bientôt,

Florence.

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Universel, pronateur, supinateur? Qui suis-je???

Pronateur, Supinateur, quel coureur êtes vous ?

Vous avez tous un jour vécu cette situation. Vous vous rendez dans votre magasin de running ou dans une grande enseigne de sport pour chercher votre première paire de running. Un vendeur s’adresse à vous et vous demande : votre foulée est plutôt pronatrice, universelle ou supinatrice ? A ce moment, un nouveau champ sémantique s’offre à vous. Celui de la biomécanique humaine.

Alors, quelle importance accorder à ces chaussures et à leurs différents moulages. Le premier est très simple et essentiel à la pratique du running à long terme. Ne pas se blesser !!!!

Décodons maintenant les étapes à franchir pour déterminer votre type de foulée.

1- L’observation de vos anciennes chaussures

L’examen de ces dernières est très délicat. S’il s’agit de chaussures de ville, leur utilisation en voiture ou dans certaines postures peuvent user les bords extérieurs sans pour autant que cela corresponde à un type de foulée pendant la marche.

Pour l’analyse de vos anciennes chaussures de running, il faut prendre en compte le type de foulée de la dite chaussure et en déduire par son usure, votre foulée.

2- Le podoscope

En aucun, il ne doit être le seul outil diagnostic pour déterminer votre foulée.Pourquoi ? Tout simplement car c’est un outil de mesure statique et non dynamique. Vous montez sur un plateau et par réflexion, on observe quels sont vos points d’appui podaux (en surbrillance). Il peut être une aide ou donner une orientation pour le choix de vos chaussures mais il ne peut déterminer précisément votre foulée.

3- L’analyse sur tapis de course

analyse de la foulée

L’examen de référence à mon sens. Il présente un seul biais. La non prise en compte de la fatigabilité et donc du “tassement“ de sa foulée dans le temps. Pour contrecarrer cet effet, n’hésitez pas à aller trottiner 30 minutes avant de réaliser ce genre de tests sur tapis.  Du coup, l’analyse sur tapis sera l’image la plus véritable de votre foulée en prenant en compte le temps passé pendant la course.

C’est un test dynamique à réaliser pied nus pour commencer afin de connaître parfaitement votre type de foulée.

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LE SYNDROME DES LOGES

Savoir et comprendre pour mieux se prémunir !

Fabien a satisfait nombre de nos interrogations en évoquant la périostite tibiale. Il revient aujourd’hui nous parler du « syndrome des loges ». Gageons que vous serez (malheureusement) aussi nombreux à vous reconnaître dans cette pathologie du coureur et formons le vœu que chacun puisse tirer profit de son enseignement !

Thierry Pierre : Qu’appelle-t-on « syndrome des loges » ?

Fabien : C’est, là encore, une pathologie fréquente de la course à pied, dont il faut se préoccuper rapidement si elle perdure hors pratique sportive après la phase de récupération, et devient chronique. Le traitement peut d’ailleurs devoir être chirurgical.

Quelle réalité recouvre cette pathologie ?

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LA PERIOSTITE TIBIALE … Avez-vous pensé podologue ?

Crédits photos : http://fitandperf.fr/

Fabien nous éclaire aujourd’hui sur un mal qui frappe 10 % d’entre nous et qui intéresse au plus haut point, la podologie. Vous en souffrez … examinez vos orthèses et … courez chez le podologue !

Thierry Pierre : Comment se manifeste la périostite tibiale ?

Fabien : Il s’agit d’une douleur de nature inflammatoire. C’est une blessure touche environ 10 % des coureurs. Elle doit disparaître en quelques semaines de traitement. Son apparition est progressive. Elle peut être unilatérale ou bilatérale, touche la face interne du tibia, à la jonction tiers inférieur et tiers moyen.

On constate parfois que la douleur, présente en début de séance, diminue progressivement pour réapparaître en fin de séance. Face à de tels symptômes, il n’est pas nécessaire de consultation. En revanche, elle peut être beaucoup plus intense et permanente, même hors course à pied. L’impotence fonctionnelle porte alors à consulter.

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La « fausse entorse » de la cheville …

ou les raisons d’une douleur persistante et inexpliquée !

Fabien va encore nous instruire autant que nous étonner en abordant un sujet parfaitement méconnu. La « fausse entorse » de la cheville.

Soit elle accompagne une entorse et persiste après traitement … Qui n’a pas observé, des semaines, voire des mois, après la guérison d’une entorse de la cheville, la persistance d’une douleur présentée comme une séquelle inéluctable ? Ce n’est pourtant pas là une conséquence obligée de l’entorse.

Soit elle existe seule et on ne suspecte pas la cause de la douleur puisque le coureur n’a pas le souvenir d’un véritable accident.

Thierry Pierre : Qu’appelez-vous « fausse entorse » de la cheville ?

C’est une pathologie très fréquente qui ne touche pas la cheville, mais qui peut s’y associer (elle complète alors le diagnostic de l’entorse). Elle peut également être parfaitement indépendante de toute entorse de la cheville. Elle est malheureusement pas ou peu diagnostiquée car peu décrite. Elle survient toujours à la suite d’un mouvement brutal du pied vers l’extérieur et surtout une flexion du pied. Elle peut être la conséquence d’une chute ou d’un traumatisme, ou le résultat d’une pratique de courses sur terrains techniques sans accident identifié.

On parle de flexion plantaire et supination.

Thierry Pierre : Quels sont les signes qui doivent nous faire penser à la « fausse entorse » ?

Les signes de la « fausse entorse » sont parfaitement identiques à ceux d’une entorse : douleur à l’appui du pied, œdème possible ou ecchymose. La douleur peut persister des mois après la fin du traitement.

C’est précisément cette persistance ou récurrence de la douleur qui doit nous alerter et qui met en évidence un mauvais diagnostic. En effet, une entorse bénigne de la cheville, ce sont quelques semaines de traitements, pas plus ! Tout doit alors rentrer dans l’ordre, sans séquelle.

Thierry Pierre : Quelle partie du pied touche la fausse entorse de la cheville ?

La « fausse entorse » est en fait une entorse du cuboïde. Le cuboïde est l’os qui est situé sur le bord externe du pied, tout près de l’os (la bosse) que l’on sent sur le côté du pied.

Cet os est très éloigné de la cheville à proprement parler. On comprend mieux dès lors l’inefficacité d’un traitement par attelle de cheville. Cet appareillage n’a en effet aucune action à ce niveau et est, bien évidemment, inapproprié.

On retrouve de façon constante, chez les patients atteints de ce type d’entorse, une composante de pied pronateur. En effet la pronation abaisse le bord interne du pied et en même temps élève le bord externe, donc le cuboïde. La lésion se trouve ainsi auto entretenue par les mécanismes de la course.

Cela explique également la souffrance qui peut durer pendant des mois ….

Thierry Pierre : Comment savoir que l’on est victime d’une « fausse entorse » ?

C’est très simple. Il suffit d’appuyer sur le cuboïde. Il convient de mettre l’index juste en arrière de la bosse du bord externe du pied à environ un à deux centimètres au-dessus. Si l’entorse ne touche que la cheville, cette autopalpation ne sera pas douloureuse.

Si cet appui restitue la douleur ressentie en course, il est alors possible d’affirmer que le cuboïde a été touché.

Thierry Pierre : Que faire en cas de diagnostic de fausse entorse ?

Une manipulation ostéopathique peut suffire. Elle peut bien évidemment être complétée par la cryothérapie et la pose d’un strapping.

Mais, le traitement sur un diagnostic précoce peu même permettre de reprendre une épreuve en cours, à la condition qu’il s’agisse uniquement de l’atteinte du cuboïde.

Malheureusement, le praticien ne peut pas toujours être sur le lieu de l’incident. On voit donc les patients plus tardivement, voire même très longtemps après l’incident, lorsque la persistance de la douleur à l’effort les conduit à s’interroger sur la cause de cet inconfort.

Malgré tout, le traitement demeure le même : geste ostéopathique, mais alors associé, de façon impérative, à la confection d’orthèses plantaires moulées afin de corriger la composante dynamique de pronation. En effet, si la douleur reste présente, c’est précisément à cause de la pronation !

Je terminerai par une petite parenthèse. La pronation dynamique est normale et concerne tous les sujets, car notre pied est un ressort plus ou moins tendu ou distendu.

Et n’oubliez pas qu’une chaussure dite pour pronateur n’a jamais, au grand jamais, corrigé une pronation !!!.

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Comment bien choisir sa chaussure ??

Vous l’avez compris dès notre première rencontre … Fabien est un passionné au service du bien-être du coureur. Il nous distille aujourd’hui quelques premiers conseils sur le choix des chaussures de running et tord ainsi le coup à quelques idées reçues !

Thierry Pierre : « J’ai remarqué que mes chaussures s’usent sur la partie arrière externe de la semelle. Dois-je acheter un type particulier de chaussures pour éviter ce phénomène ?

Non. Il est parfaitement normal d’user la chaussure à l’attaque de la foulée en postéro–externe.

Ce phénomène inévitable, n’a rien à voir avec le type de foulée. Il s’explique uniquement par la translation naturelle du bassin lors de l’attaque du pas.
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Entretien avec Fabien S. invité sur Running Café

Thierry-Pierre a rencontré Fabien S., car ce sera notre nouvel expert pour running café. Fabien se présente, et nous en dit un peu plus sur la course à pied, et le coureur à pied.

Thierry-Pierre : « Fabien, qui êtes-vous ? »

- Je suis podologue du sport depuis plus de vingt ans. Parallèlement, j’ai enseigné la podologie pendant quinze ans. Je participe toujours régulièrement à nombre de conférences nationales et internationales, car le partage du savoir est toujours facteur de progression de la qualité des soins.

Sa modestie le disputant à sa compétence, Fabien oublie de vous dire qu’en excellent pédagogue, il accompagne toujours sa consultation de force détails sur la nature et la cause du problème traité et la solution y apportée. Il satisfait toutes les interrogations et partage ses connaissances avec ses patients qui, ainsi instruits, apprennent à connaitre le fonctionnement du pied et évitent nombre d’erreurs dans leur pratique sportive.

Thierry-Pierre : « Comment êtes-vous venu à la podologie ?

- J’ai pratiqué, dès ma prime jeunesse différentes disciplines sportives et, lorsqu’il s’est agi de choisir un métier, j’ai voulu demeurer proche des sportifs. La podologie m’a permis de marier deux passions.
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Prendre son pied sans se blesser…

par Fabrice BEDIN, Ostéopathe DO

En un mot, dès qu’une douleur inhabituelle du pied apparaît CONSULTER.

Je vais vous parler aujourd’hui des douleurs de pied du coureur. Elles sont diverses et trouvent toutes des origines différentes: sur-entraînement, post-course, changement de chaussures. Une chose est sûre, quand le pied commence à faire mal  c’est l’ensemble des jambes et du bassin qui vont compenser…Raison pour laquelle il faut prendre au sérieux ces douleurs de pied.

Je ne vais pas rentrer dans le détail des pathologies propres aux soins podologiques (ongle incarné, cors, …), mais seulement documenter et analyser les pathologies les plus souvent rencontrées chez mes patients-coureurs. Lire la suiteMore >

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L’offre Zamst de la rentrée …

running caféVous pouvez encore profiter jusqu’au 31 octobre d’une offre commerciale de rentrée lancée par Zamst. Cette opération vous permet de bénéficier d’une remise de 15% sur votre achat Zamst en échange de votre vieille protection articulaire.

La remise sera effectuée directement par Zamst à réception d’un coupon délivré par le revendeur.

Les magasins Endurance Shop participent à l’opération …

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Le trail : c’est le pied ! …

running café

Les pieds de Sylvain sur le TOE : impressionnants

Attention cette image peut choquer les ames sensibles … Le trail c’est le pied … C’est le commentaire qui me vient à l’esprit en voyant la photo des pieds de mon camarade d’écriture sur ce blog : Sylvain Bazin … Il faut dire que le gaillard fait une utilisation de ses pieds très largement supérieure à la moyenne des trailers que je connais … Après avoir terminé le Huayhuash Trail au Pérou en 13 étapes et en haute altitude notre runner globe-trotter était sur le dernier Tour de l’Oisans et des Ecrins … Ses pieds n’ont pas aimé cette dernière aventure en milieu humide  … Rassurez-vous depuis et après de bons massages suivi de l’intervention du podologue ça va beaucoup mieux … Et ses pieds ont retrouvé une « figure humaine » …
Il en faut plus pour arrêter le bonhomme et sur son blog Sylvain annonce déjà la couleur : « Je serai sur le terrain pour le kilomètre vertical de Manigod le 17 août, puis sur le Tour de la Grande Casse à Pralognan. La semaine suivante, je serai bien entendu du côté de Chamonix pour l’UTMB. Puis j’ai prévu de faire à pied mon reportage sur le Tor des géants, en septembre, qui sera aussi un gros morceau. Enfin pour la fin de l’année se profilent de beaux voyages et de beaux défis, des courses et aussi des découvertes, qui préfigureront aussi un grand projet que je vais normalement entamer en 2012 et dont je vous parlerai bientôt ! … ». On est impatient de connaître la suite … La course c’est vraiment le pied pour Sylvain …
Voir le récit du TOE sur le trail de Sylvain Bazin

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