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Virginie aime courir autrement ...

Lors d’une rencontre entre runners, mon amie Marie qui collabore à Running Café, me confie cette noble tâche : écrire un article sur le thème « courir autrement » … La première idée qui se présente à moi est l’expérience de courir en binôme lorsque Alain endosse la chasuble « non-voyant », moi cellei de « guide » et qu’ensemble nous unissons nos forces et nos envies par un lien de corde ! … Dis, après quoi on court ? … Dans le cœur d’Alain, il y a toute une histoire qui répond à cette question  … Lire la suite « Depuis tout petit, du temps où je voyais encore et que la passion de tous les enfants de mon âge était le foot, je ressentais déjà une attirance certaine pour la course à pied et je me rappelle avoir pris part à de nombreux cross-country entre 8 et 12 ans. C’est plus tard seulement, vers 2002, que je me suis complètement investi dans l’athlétisme : ma distance de prédilection était le 100 et 200m. Ensuite je suis allé pratiquer la lutte. Ce qui m’attire dans la course à pied et que je recherche en fin de compte dans tous les sports que j’ai pratiqué, c’est le défoulement. C’est aussi le dépassement de soi lorsqu’on commence à nourrir des ambitions compétitives. La course à pied offre en plus deux avantages : d’une part, elle ne nécessite pas pour être pratiquée d’équipement lourd ; d’autre part, elle se combine très bien avec l’aération de l’esprit et la découverte des lieux agréables où on court. Le principal élément qui motive aujourd’hui mon investissement dans la course à pied c’est la recherche d’un équilibre dans ma vie quotidienne. Le sport à vocation à être pour moi le lieu de défoulement de mes tensions, de mon stress, de mes échecs et de mes déceptions. C’est aussi une autre réalisation de moi-même dans une sphère autre que professionnelle ou familiale.  » Dans mon cœur de guide, il y a autant de réponses, une histoire aussi. Je dois avouer qu’avant de pouvoir répondre ce que courir autrement signifie aujourd’hui pour moi, courir pour et surtout AVEC l’autre, je suis passée par bien d’autres réponses : • Courir pour la santé et l’équilibre • Courir pour pouvoir profiter, boire et manger • Courir pour impressionner et prendre confiance en moi • Courir pour moi, RDV quotidien, sorte de check-up ou méditation active • Courir avec les autres, échanger, partager et se motiver • Courir Contre les autres, se comparer, se challenger Puis finalement un jour j ai découvert l’autre, pas celui à qui se comparer, pas celui que l’on veut dépasser … Celui pour Qui et avec Qui se dépasser !….. Le binôme, quesaco ? … Dans les yeux d Alain, le binôme est perçu ainsi :  » J’ai redécouvert le plaisir de courir en binôme à partir de 2008 dans un club où, à cause de l’indisponibilité des guides, j’ai dû m’arrêter pendant un moment. Le lien qui se noue entre mon guide et moi est nécessairement un lien de confiance et de complicité : c’est quelqu’un à qui je confie en quelque sorte mon corps et qui devient mes « yeux » sur le chemin de la course. Il doit être capable de sentir l’espace et ses obstacles comme je peux les sentir, pour pouvoir me les décrire avec la sécurité et l’efficacité, qu’il fasse en sorte que la course se déroule le mieux possible. Mais contrairement à ce qui peut parfois arriver, le guide n’est pas un entraineur et il est bon que les décisions sportives du duo soient prises de manière collégiale.  » Dans les yeux du guide, c’est un autre regard sur la course et sur l’effort, c’est envisager l’aventure à deux et pour deux … Courir autrement, c’est cette notion de partage, où finalement ton moteur c’est l’autre car tu sais que le partage peut être parfois plus enrichissant que l’expérience personnelle … C’est un peu comme cette borne d’échange de livre : chacun y apporte ce qu’il a , et tout le monde est gagnant ! …

Virginie

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