running café

Sortie de la rivière ... heureusement les piranhas, les caïmans et les anacondas ne s'étaient pas inscrits à l'épreuve ....

Christophe LESAUX nous adresse une petite carte postale exotique venant tout droit de la forêt amazonienne. Il vient de courir là bas un « Run & Bike » en pleine jungle … 55 km de VTT et 12 km de Trail avec 1300 m de D+ … Imaginez ça dans un décor de forêt profonde et de rivières à franchir … Je vous laiss apprécier l’aventure …
Samedi 9 avril … Après un réveil matinal et un petit déjeuner avalé à 5 h du matin je pars pour participer au biathlon amazonien une très belle épreuve de 55 km de VTT très technique et de 12 km de Trail avce 1300 m de D+ sur un parcours taillé dans la jungle au coupe coupe.
Après une heure de route, j’arrive à Kourou ou les dossards sont distribués avant de prendre un bus pour nous rendre sur la ligne de départ. Nous sommes une petite centaine de partants,le directeur de course fait un dernier briefing avant de donner le coup de sifflet à 9H.
Nous attaquons le parcours VTTt par une piste en latérite rendue très boueuse suite aux dernières pluies tropicales. Déjà de nombreux participants se retrouvent bloqués dans les ornières. Après 3 km de piste nous empruntons un layon en pleine jungle, je suis toujours dans le peloton de tête mais c’est difficile car je manque de pratique en VTT et je sors d’une semaine très chargée en sport … mais je fais mon possible pour tenir la cadence. Pour rester au contact je prends quelques risques et cela me vaut un beau « soleil » avec le vélo, je reprends mes esprits et repart de plus belle.
Au km 7 nous traversons une première rivière de 10 mètres, mais nous avons pied. Il y aura 3 rivières à franchir ainsi sur les 15 premiers kilomètres qui constituent la partie la plus technique avec également pas mal de portage vélo dut aux arbres tombés sur le sentier. Au km 16 : premier ravitaillement les bénévoles me disent que j’ai 10 minutes de retard sur le premier, alors je décide « d’éteindre » mon cerveau et de foncer sur la deuxième partie qui est plus roulante.
J’ai l’impression d’être sur des montagnes russes, j’envoie en descente afin de faciliter les montées mais cela ne dura qu’un temps, à la sortie d’un virage je négocie très mal le passage de 3 ornières et me voilà dans le décor. Je n’ai pas le temps de pleurer sur mon sort car aussitôt je me fais attaquer pas des mouches à feu, je ramasse mon vélo et me sauve à toute vitesse. Un peu plus loin je remet mon guidon droit et je reprend mon chemin et décide d’arrêter de prendre des risques car j’ai deux grosses courses dans 15 jours et une blessure me ferai rater de beaux voyages en Guadeloupe et en Australie .
Arrivée au km 55 je dépose enfin mon vélo, je prends le temps de me ravitailler avant d’attaquer la partie trail. Nous empruntons un canyon magnifique et au bout d’un kilomètre nous entrons en forêt profonde. Le parcours est très dur et technique, nous avons une centaine de troncs à escalader car en général ces géants de la forêt ont un diamètre de plusieurs mètres.
Sur la multitude de montées et de descentes j’ai la chance de croiser 2 tortues charbonnières et 2 serpents chasseurs et cela est toujours un plaisir pour moi d’apercevoir la faune amazonienne. Après 6 km parcourus en 1h, je me suis dis que je suis quand même ici pour courir, alors je décide d’attaquer sur la dernière partie ou je double quelques participants en les encourageant. A 1 km de l’arrivée nous avons 2 traversées de fleuve de 50 mètres, on hésite toujours à s’y lancer quand on sait que des piranhas, des caïmans et des anacondas de plus de 6 mètres et d’environ 350 km y vivent mais bref cela fait partie du « jeu ».
Après le dernier fleuve, je franchis la ligne d’arrivée sous les chants et les tambours d’un groupe traditionnel après plus de 5 heures d’effort et je termine à la 5 ème place.
Un grand merci à l’organisation qui nous a permis de participer à cette belle aventure qui se terminera par un bon « tee punch », un repas avec des brochettes de caïman, du poisson, du riz et des légumes du pays avant de se retrouver pour une bonne nuit en hamac dans ce magnifique camp de forêt de Saut Léodate.

Christophe LESAUX

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