Le premier marathon de Paris …

running café

Le journal "L'illustration" du 23 juillet 1896 ... Ce n'était pas encore Jogging International ! ...

Le dimanche 19 juillet 1896, il y a grande foule porte Maillot pour assister au premier marathon français. Le temps couvert qui se révèle très propice pour la course à pied, réjouit les 191 partants (sur 282 engagés). Ils arborent tous les brassards bleu ciel et blanc aux couleurs de la Grèce qui, quelques mois plus tôt dans le contexte olympique, a été le théâtre du premier Marathon des temps modernes.
À proximité de la ligne de départ, sautillent quelques originaux avec des oripeaux criards, des ceintures de grelots sur les reins, d’autres se sont armés de cannes, certains ont pris le parti de courir sans chaussures ! Pour ce premier marathon français, disputé sur les 40 km séparant Paris de Conflans, l’organisateur, le Petit Journal, a prévu de décerner une médaille commémorative à tout coureur qui effectuera le parcours en quatre heures et moins.
Il est 6h10′ lorsque Pierre Giffard libère le peloton. Mathlin lance la course, il impose un train très (trop) rapide jusqu’à Versailles où il recevra le timbre contrôle sans s’arrêter. Il a couvert les 17,200 km en 1h0′37”. Le Britannique Len Hurst, meilleur que son frère Joe, pointe en deuxième position avec un retard de 200 m, Mège en troisième.
À la sortie de Versailles, Hurst s’empare du commandement. Il ne le perdra plus, bien soutenu par l’imposante compagnie de quelque 150 cyclistes. À St Germain (29,5km en 1h49′05”), il a absorbé une orange pressée, puis juste avant la Croix de Noailles, une coupe de champagne.
Notre indépendant anglais, franchira après 2h31′30” de course, sous les acclamations de 2 000 spectateurs, la ligne d’arrivée tracée au pont de Conflans. Après un bref fléchissement dans les bras de son entraîneur Boon, il retrouvera toutes ses couleurs pour encaisser les 200 francs du Petit Journal. Pour fixer les idées, le numéro du journal Le Vélo se vend 5 centimes.
Le français Bagré terminera six minutes après, précédant Chauvelot (ne pas confondre avec Chauvelier) handicapé par des ampoules… et la poussière. Le français Albert Ocrey, futur médaillé aux jeux de Saint-Louis, apparaît au seizième rang, devançant le noble M. Pottemain de Laroque, classé vingt et unième. Denis Terrier en quatre vingt huitième position, ferme cette épreuve historique.
Il faudra attendre le 18 septembre 1976 pour voir le Marathon de Paris renaître.

En 2011 vous serez 40 000 sur la ligne de départ le 10 avril prochain …

Ce petit rappel historique vous est offert par Sylvain Bazin qui comme vous le voyez ne s’intéresse pas qu’au trail aventure …

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