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Sonia

Récit par Sonia …

Après l’Auvergne et la Chaine des Puy, c’est l’arrière-pays niçois et le Trail de Gorbio (découvert et remporté en 2011), que j’avais noté à mon agenda sportif, tout en profitant au préalable d’entraînements à la toute nouvelle Station de Trail de Saint-Martin-Vésubie dans le massif du Mercantour (dont je vous parlerai prochainement). Fréquenté notamment par des triathlètes niçois de très bon niveau, le Trail de Gorbio n’a certes pas la notoriété des grandes manifestations nationales mais il présente toutes les caractéristiques d’une épreuve de montagne variée, exigeante et technique.
Dominant la mer, à seulement 7 kilomètres de Menton, Gorbio, situé 380 mètres d’altitude, est resté l’un des plus authentiques villages de la région. Au pied d’un cirque de montagnes, c’est le premier village perché que l’on découvre en venant d’Italie et la grande façade du château des Malaussene lui confère l’aspect d’un véritable «nid d’aigle ».
C’est au pied de l’Orme (classé parmi les cent arbres les plus remarquables de France), planté en 1713 et qui accueille le visiteur sur la Place du village, qu’était donné le départ de ce trail de 42 kilomètres pour 2895 mètres de dénivelé positif. LIRE LA SUITE
L’entorse de la cheville qui avait entravé ma progression au Trail du Sancy, le 9 septembre dernier, n’étant plus qu’un mauvais souvenir, grâce à l’efficience de Fabien Suykerbuyck, podologue du sport et ostéopathe, qui outre son expertise dispense toujours force conseils et explications à ses patients (Fabien donnera prochainement une conférence sur la « fausse entorse » dont les enseignements seront profitables à nombre de coureurs), j’avalais, avec le lever du soleil, les 5 premiers kilomètres montant pour me retrouver au pied du Mont Gros et prendre un étroit chemin qui continuait à s’élever tranquillement vers le Nord.
Le sommet de cette première difficulté (1040 m) dévoilait la côte méditerranéenne : le regard pouvant embrasser indifféremment Menton ou Monaco. Nous étions au kilomètre 9 qui achevait cette première ascension.
S’ensuivait une première descente roulante vers le Col de la Madonne de Gorbio (km 11, 930m).
La descente suivante, plus marquée, était nettement plus technique. Elle amenait les coureurs vers le Pas d’Ongrand (km 16, à l’altitude de 400 m ). Il s’agissait alors d’aborder une nouvelle difficulté, ponctuée d’un dénivelé positif de 700 mètres, sur une distance de 4 kilomètres. L’ascension était agréable, faite de lacets bien dessinés, où il était possible de relancer régulièrement. Le col du Farguet (km 20, 1100m) en marquait le sommet.

Une nouvelle descente brève nous attendait. La piste s’élargissait alors, puis la pente ne devenait plus qu’un faux plat descendant, avant de se redresser pour nous permettre d’aborder l’ascension du Col de Castellar (km 26, 730m).

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Vue du Col de Castellar (altitude 1100m), en ce dimanche 14 octobre, au matin.

Le sommet atteint, c’est une descente, d’abord très technique puis roulante sur le dernier kilomètre qui emmenait les trailleurs en direction du village de Sainte-Agnès (km 32, 600m), … autre petit village perché pittoresque que je ne faisais que regarder furtivement du coin de de l’œil … Une ultime difficulté nous attendait : l’ascension de la Cime de Baudon (km 35, 1260m) marquée par un dénivelé positif de 650 mètres, sur 3 kilomètres, avec des pentes régulières de plus de 20 % de moyenne, souvent tracées à flanc de montagne. Rendus au somment, il ne nous restait plus … qu’à descendre vers l’arrivée ! Mais jusqu’à la Madonne de Gorbio, nous attendait une descente très technique et particulièrement accidentée sur 2 kilomètres, où il convenait (trop) souvent de marcher et de bien regarder où placer ses pas. Je concède d’ailleurs avoir, ayant en mémoire mon entorse récente, beaucoup trop regardé mes pieds au point de m’égarer, de longues minutes, malgré un excellent balisage …

Cette inhabituelle étourderie me valait de perdre le capital d’avance d’une bonne dizaine de minutes sur ma première poursuivante, mon amie Suzanne PERCHE, la dame de Haute-Savoie, qui me rejoignait après que j’aie enfin retrouvé le bon chemin à 1,5 kilomètre de l’arrivée C’est au prix d’un final échevelé à plus de 16 km/h dans l’ultime descente sur GORBIO, que je conservais la première place, m’évitant ainsi une vraie contrariété
Sur le fil et en sprint, je rejoins en tête la ligne d’arrivée … ouf !!!!

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Sonia

Infos sur : http://www.asgorbio.com/

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