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Néerlandaise

Texte et photos François-Xavier Gaudas

TomTom Adventurer, 299€, tomtom.com/fr

Beaucoup en rêvaient, les mecs d’Amsterdam l’ont fait. Le dernier né de la gamme TomTom, est donc le modèle Adventurer, une version améliorée du modèle de fitness nommé Spark 3. Ce nouveau produit se concentre désormais sur les activités plus outdoor comme le trail running, la randonnée, la natation open water mais aussi les activités de sports d’hiver comme le ski et le snowboard avec un GPS capable de mesurer votre distance, votre vitesse et autres données bien utiles pour évaluer votre pratique, progresser et se lancer dans des compétitions en ayant tous les repères nécessaires.

Taillée pour l’aventure ?

Je précise que TomTom m’envoie directement la montre avec son câble USB. Pas de belle boîte à vous montrer ce coup-ci. Vous ne perdez rien. On n’est pas chez Apple. Le look noir et orange de l’Adventurer est plutôt sympa, car sobre (et orange – normal pour une néerlandaise!), et la montre est également ultra légère (55g). Le bracelet s’ajuste aussi très bien au poignet : les différentes tailles me semblent donc bien pensées et j’ai la très nette impression de réenfiler une Spark 3 ou une Runner 3, cette dernière étant clairement plus orientée multisports. Petite différence tout de même avec ces deux produits que j’avais bien appréciés : à l’arrière du module de l’Adventurer, en bas dans le coin gauche, on peut voir de petits trous indiquant la présence d’un altimètre barométrique. C’est, avec les modes randonnée, trail et sports d’hiver les seules vraies différences. Cela veut dire que la montre est en mesure de vous communiquer l’altitude à laquelle vous vous trouvez de manière beaucoup plus précise qu’un modèle avec altimètre GPS. Notez que l’altimètre barométrique peut toutefois encore produire de petites erreurs, mais moindres, notamment à cause d’une météo trop rapidement changeante. On est quand même ici en présence d’une montre extrêmement fiable pour garder trace de ses randonnées, sorties trail et autres courses en nature. À part cela, on reste dans du classique TomTom au niveau du clip du chargeur et de l’ergonomie de la montre. Vous devez impérativement enlever le bracelet de la partie principale pour la charger et une commande à bouton unique, sorte de gros pavé carré et multidirectionnel bien foutu, vous permet de naviguer au quatre coins du monde…euh non pardon, dans les quatre directions.

The commande à bouton unique

Je pense qu’il s’agit d’un très bon choix de design par rapport à l’utilisation visée de la montre qui peut se révéler…rugueuse. Petite parenthèse : le tactile, c’est joli, mais quand vous êtes sous la pluie ou que vos doigts sont gras et collants à cause d’un gel capricieux ou d’un infime bout de saucisson chapardé au ravito, mieux vaut avoir une montre haut de gamme sans quoi l’ergonomie du système peut vite tourner au cauchemar et à la frustration à court terme, au suicide à long terme. J’exagère mais on se comprend. Que ce soit sur l’Apple Watch 2 (test en cours), la polar M600 (testée ici) ou encore la Garmin Forerunner 610, le tactile ne résiste pas souvent à la pluie, à la sueur et autres désagréments. Seul Suunto pourrait s’en sortir haut la main avec sa gamme Spartan mais cette dernière (test en cours) n’est clairement pas adaptée à toutes les bourses (prix compris entre 549 et 869€. Aie). Souvent, donc, les écrans sont trop petits et la technologie miniature pas encore au point. Par contre, notez que pour activer le rétro éclairage de cette TomTom Adventurer, il vous faudra quand même toucher le bord de l’écran au centre à droite. Allez comprendre !

Je ferme la parenthèse. Revenons sur la commande à bouton unique. La largeur de cette commande est suffisante pour vous éviter de vous énerver dessus quand vous voulez consulter vos diverses données en plein effort, même avec des gants de running – même avec des gants de ski. Si si j’ai testé. L’écran LCD fait, lui, toujours la même taille depuis le tout premier modèle de la marque sorti il y a 4 ans : 22 x 25mm, ce qui n’est pas très grand pour une montre outdoor et l’on pourrait légitiment s’attendre à plus d’espace pour lire ses cartes, sa boussole et autres infos barométriques. Le bracelet s’enlève très facilement de la structure principale comprenant l’écran et le bouton à commande unique carré lorsque vous souhaitez recharger la montre ou la connecter à votre ordinateur pour y télécharger des données ou une mise à jour. Pour envoyer vos données à vos applications MySport, Strava et autres, cela se fait sans problème en bluetooth.

Un mot sur le bracelet : il est assez long (taille unique mais il peut être réglé de 130 à 206 mm) pour s’ajuster par-dessus une veste de running légère mais il ne l’est clairement pas pour en faire autant par-dessus une plus épaisse, type veste de ski. C’est un peu dommage vu que la montre se destine aussi aux pratiquants de sports de montagne – l’Adventurer détecte par exemple automatiquement quand vous êtes sur une remontée mécanique – mais ce n’est pas très grave. Nos néerlandais ont sans doute oublié qu’il existait encore des télésièges découverts où vous n’avez jamais très envie d’enlever vos gants pour regarder votre montre et vos chronos sur votre dernière descente de ski. Tant pis pour vous ! A noter également que vous êtes obligé de retirer la montre du bracelet pour la recharger. Pas top, mais ça permet aussi, pour les plus coquets d’entre vous, d’en profiter pour modifier éventuellement les coloris du bracelet (vendus séparément pour 39,99€)

Fonctionnalités

Comme sur la plupart de ses concurrentes, l’Adventurer propose de nombreux modes d’activité dont trois pour la course à pied : trail, course sur route, course sur tapis. Jusque là rien d’extraordinaire.

Pour le reste du menu, on retrouve un mode randonnée, gym, natation, vélo indoor et vélo outdoor (penser à rajouter le clip du vélo vendu séparément pour 19,95€) ainsi qu’un mode nommé « freestyle » (si si freestyle) pour les activités qui ne seraient pas répertoriées. On ne sait jamais. Ils sont malins. L’option « fractionné » est également disponible et personnalisable, mais une fois seulement qu’un des modes de course est lancé. On retrouve également un tracker d’activité journalière avec comptage de pas et de kilomètres parcourus, cardio-fréquencemètre au repos et qualité du sommeil – ça sert à surveiller ses temps de sommeil mais je n’ai pas testé. Bref, cette montre offre un véritable tout en un. Pour son prix, vous avez donc ce qui se fait de mieux et de plus complet chez TomTom.

Notez que le cardio-fréquencemètre est intégré et que vous n’aurez donc pas à vous démener avec un bandeau poitrine qui est un coup trop serré, un coup trop lâche (un coup dans la poubelle). Cela devient peu à peu la norme même si les concurrentes haut de gamme de cet Adventurer comme la Tactix Bravo de chez Garmin par exemple ou les Ambit 3, Spartan et Traverse de chez Suunto ont fait le choix de poursuivre dans la ceinture poitrine élastique qui enquiquine tout le monde. Sans doute que cette ceinture est plus précise. Sans doute. La technologie sur cette Adventurer s’est donc quand même nettement améliorée depuis la première TomTom MultiSport du printemps 2014 : plus besoin de serrer à fond le bracelet pour retrouver un rythme cardiaque cohérent grâce au capteur optique. Au final, les informations sont cohérentes, malgré quelques rares sautes du rythme cardiaque pendant l’effort. Mais c’est rare.

Le mode randonnée

C’est le mode dont j’attendais le plus. Je cherche une montre affichant au minimum une quinzaine d’heures d’autonomie. Cela tombe bien, l’Adventurer est annoncée avec une dizaine d’heures pouvant monter à une vingtaine dans le mode randonnée. Tout ça est très bien. La montre ne m’a effectivement pas lâchement abandonné sur mes courses. Testée notamment sur l’utra-trail de l’Origole au mois de décembre (110km, 3300m D+) elle affichait 48% d’autonomie restante après 10h d’effort. Belle performance – surtout quand on garde en tête le prix relativement bas de cette montre.

En mode randonnée, elle continue de suivre et d’afficher le rythme cardiaque moyen, l’altitude, le dénivelé, la montée et la descente totale ainsi que l’inclinaison de la pente (des informations bien utiles pour mieux gérer ses efforts en trail running tout seul perdu dans la montagne). Elle indique aussi la distance, la vitesse instantanée et la vitesse moyenne, la durée de l’effort et bien sûr, les calories brûlées. Franchement, pour moi, ce modèle n’a donc rien à envier de ce point de vue aux tops modèles du secteur que j’ai cité plus haut. Ce mode randonnée permet aussi de retracer vos pas via un petit graphique (une option qui peut sauver des vies – littéralement) ou bien consulter un itinéraire importé au format .GPX au préalable dans la montre via le site TomTom MySports qui, sur ce point, est extrêmement bien foutu.

Quelles sont différences avec le mode trail alors ? Elles sont quasi nulles. La montre vous indiquera les mêmes données avec l’allure instantanée en bonus mais une autonomie ne dépassant pas les 12h. Dur ! L’autonomie est donc presque doublée simplement en réduisant le point GPS de toutes les secondes à toutes les deux secondes. Au niveau de la fiabilité des données, notez que j’ai quand même constaté quelques disparités avec les applications de course connectées à mon compte MySports (Strava ou Nike+) mais qui ne dépassaient pas quelques dizaines de mètres que ce soit pour la distance ou le dénivelé.

Music !

Cette fonctionnalité, déjà présente sur plusieurs modèles de la marque, est un plus bien appréciée sur cette Adventurer. Une pression vers le haut depuis l’écran d’accueil et vos écouteurs bluetooth sont détectés en quelques secondes ! Impressionnant. Le fait de pouvoir charger directement dans la montre jusqu’à 500 chansons (3 GO) est également très agréable et comparable à ce que peut proposer un modèle comme la Polar M600, testée dans ces colonnes, avec la rigidité de la plateforme Android en moins. Seul bémol, et pas des moindres, l’autonomie en prend du coup une énorme claque. En mode course, avec donc le GPS lancé et la batterie pourtant chargée à fond, la montre n’a pas tenu plus de 2h. Dommage. À garder pour les sorties courtes et le fractionné donc.

Conclusion

Dans un marché où le choix ne manque pas et les montres sont chères – environs 500€ – TomTom propose un modèle très complet et suffisant pour beaucoup d’entre nous. Son prix est imbattable. Si mettre presque la moitié d’un SMIC dans une montre GPS n’est pas votre tasse de thé, c’est un argument à retenir en faveur de cette jolie Adventurer, une montre multi-sport à la prise en main immédiate et qui s’adresse à tous.

Avez-vous essayé la TomTom Adventurer aux sports d’hiver ? Si oui, nous sommes curieux de savoir quelle a été votre expérience. Racontez-nous ce que vous avez aimé, ce qui vous a énervé, ce qui n’a pas fonctionné.

Nota bene : si vous travaillez pour une marque, de quelque manière que ce soit, merci de vous identifier lors de vos commentaires. Ça sera sympa (et honnête). Merci.

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1 Commentaire

  1. Jérôme

    Bonjour
    En effet, pour le prix, avec un alti baro, il n’y a pas beaucoup de concurrentes.
    En revanche, pas de mode natation open water sur l’Adventurer, on retrouve le mode natation piscine des précédentes montres TomTom multisports.

    Réponse

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