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Werner sur l'UTMB une course qu'il affectionnait particulièrement

La nouvelle est tombée le 8 mai dernier : Werner s’en est allé …

Werner Schweizer, était originaire de suisse et résidait à Nyon où il était bijoutier. Avec sa femme Jacqueline on le voyait régulièrement sur toutes les courses de montagne. Werner, pour ceux qui ne le connaissaient pas, était une figure du trail, au palmarès impressionnant et aux capacités physiques hors normes. Il a terminé tous les UTMB, les derniers malgré un cancer qui a finalement eu raison de son impressionnant combat.

Le palmarès de Werner à l’UTMB.

2003, 5ème en 24h18

2004, 9ème en 25h24

2005, 11ème en 24h50

2006, 53ème en 26h58

2007, 127ème en 30h11

2008, 192ème en 34h05

2009, 227ème en 34h07

Chapeau bas Monsieur Werner …

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Werner Schweizer

Il a gagné à peu près toutes les courses auxquelles il participait en V3 et V4 : tour du Beaufortain, Trail Verbier Saint Bernard, Aiguilles Rouges et tant d’autres. Mais ce n’était pas la place qui comptait pour lui comme il l’explique dans cette interview réalisée en 2003 suite à sa formidable 5 ème place. Il venait simplement pour la nature, les copains et pour finir la course. Citoyen helvétique, il aimait beaucoup venir courir en France où les formats de course lui correspondait mieux, mais il avait arpenté les chemins de pas mal d’autres pays, participant notamment à des 100 miles aux USA ou parcourant l’Himalaya. Il a terminé le 8 mai à 72 ans sa dernière course avec le courage qui le caractérisait.

C’était un homme rare, qui aimait passionnément la course et la nature, goûtait l’amitié et la convivialité. J’ai eu le plaisir de partager quelques foulées avec lui. L’été il courait la plupart du temps une course par semaine. Il avait une endurance énorme et pouvait ainsi repartir sur la GTA quatre jours après avoir fini l’UTMB ! … Même à 70 ans …

Il était un des fidèles des courses de Philippe Delachenal, pour la convivialité et le groupe d’amis. Il se déplaçait effectivement presque toujours avec son camping car, conduit par sa femme Jacqueline. Parfois, il venait aussi en vélo couché. Il en possédait quatre et aimait beaucoup ça aussi. La base de son entraînement reposait sur ses déplacements quotidiens pour aller de son domicile à la bijouterie, qu’il effectuait en marche nordique. Il savait très bien se servir des bâtons, c’était une des marques de son style.
En janvier, lors de la galette des rois de Courir et Découvrir il m’avait invité à partager avec lui une traversée des Etats-Unis en vélo couché. C’était un projet qu’il espérait réaliser, si la maladie le lui permettait encore. La vie en a décidé autrement. J’espère bien un jour réaliser cette traversée, en pensant à lui.

Sylvain Bazin